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Conflit

Des "voix" au Liban évoquent la "paix" avec Israël, selon un ministre israélien

Benny Gantz réagit par là aux propos de la fille du président libanais, Claudine Aoun, qui a affirmé qu'une paix pouvait être envisagée "mais que tous les problèmes devaient d'abord être réglés".

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Claudine Roukoz Aoun. Photo Hassan Assal

Des "voix positives" au Liban évoquent la "paix avec Israël", a déclaré mardi le ministre israélien de la Défense à la veille du second round de pourparlers entre les deux pays pour délimiter leur frontière maritime.

Le Liban et Israël, voisins officiellement en guerre, avaient engagé le 14 octobre un premier round de discussions afin de lever les obstacles à la prospection d'hydrocarbures dans une portion disputée de leur frontière en Méditerranée. Ces pourparlers, sous l'égide des Etats-Unis mais dans des locaux de la mission de l'ONU à Naqoura, localité frontalière dans le sud du Liban, interviennent à l'heure où Israël multiplie les accords de normalisation de ses relations avec des pays arabes de la région.

Des responsables libanais ont affirmé que leurs pourparlers portaient sur les frontières et non pas sur une normalisation des relations, ce qui n'a pas empêché cette semaine la fille du président libanais Michel Aoun de suggérer une éventuelle paix libano-israélienne. "J'entends des voix positives venant du Liban, qui parlent même de paix avec Israël, et qui travaillent avec nous sur des dossiers comme les frontières maritimes", a déclaré mardi le ministre israélien de la Défense Benny Gantz, lors d'un déplacement dans le nord pour superviser un exercice visant à préparer l'armée à une éventuelle attaque du Hezbollah.

Pour mémoire

Netanyahu : Les négociations pourraient constituer "une première brèche pour une véritable paix"

La dernière grande confrontation entre le Hezbollah et Israël remonte à l'été 2006. Depuis, les deux camps échangent de manière sporadique des tirs le long de la frontière entre les deux pays et l'aviation israélienne frappe en Syrie voisine des positions de milices pro-iraniennes, y compris le Hezbollah. "Si le Hezbollah mène des actions contre Israël, le Liban en paiera le prix", a prévenu M. Gantz. "Nous sommes prêts pour ce moment qui, je l'espère, ne viendra jamais".

Dans une interview lundi à la chaîne libanaise al-Jadeed, Claudine Aoun, la fille du président libanais, a affirmé qu'une paix avec Israël pouvait être envisagée "mais que tous les problèmes devaient d'abord être réglés", citant notamment "la démarcation des frontières, la question des réfugiés palestiniens et les ressources naturelles : l'eau, le pétrole et le gaz." A la question de savoir si elle s'opposerait à un traité de paix avec Israël, Mme Aoun a répondu: "Pourquoi m'y opposerais-je (...) devons-nous vraiment rester en état de guerre?". Elle a été soutenue dans ces propos par son époux, le député Chamel Rakouz, dans une intervention sur la même chaîne.


Des "voix positives" au Liban évoquent la "paix avec Israël", a déclaré mardi le ministre israélien de la Défense à la veille du second round de pourparlers entre les deux pays pour délimiter leur frontière maritime.

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